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0% Web, Facebook — Lundi 18 octobre 2010 9 h 25

The Social Network : la naissance mouvementée de Facebook

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Difficile de passer à côté de The Social Network, le film retraçant la naissance de Facebook. J’avais pris le soin de ne lire aucune critique, pour laisser le maximum de découverte. Et

je ne regrette rien. Ce film, sans être le chef d’œuvre de l’année, est excellent! Au point de le voir 2 fois (et oui!). Même en sachant que ce film est adapté d’un livre, sans aucun témoignage de Mark Zuckerberg, j’ai trouvé qu’il ne dépeint pas un portrait si sombre du PDG de Facebook. À travers les débuts à Harvard, aux procès, nous avons une vue des 2 premières années de Facebook.

Une épopée humaine

Ce qui m’a marqué dans ce film, ce sont surtout des émotions humaines. On pourrait croire, notamment avec le bruit de fond sur Mark Zuckerberg, qu’il serait un peu une « machine ». Rien de tout cela dans le film! On ne voit qu’un adolescent de 19 ans, voulant sa place parmi les prestigieux clubs de Harvard, plaire aux filles et obtenir de la notoriété. Et cachant son incapacité à être « normal », par un discours direct et blessant. Son génie est inversement proportionnel à sa capacité de socialisation. Un personnage bien humain en somme. Et au fil du film, j’ai eu l’impression que thefacebook.com, puis Facebook, était son « bébé », son projet, qu’il aimait coûte que coûte. Quitte à éliminer les obstacles menaçants… Il est aussi paradoxal, qu’un nerd ayant du mal avec les relations sociales, crée le plus grand réseau social du monde. Ça n’empêche pas de le voir, à la fin du film, plus seul que jamais. La rançon du succès?

Autre personnage : Eduardo Saverin. Seul ami de Mark, c’est le malchanceux de l’histoire. C’est lui qui permit le démarrage, grâce à son apport financier, mais il fût éclipsé par Sean Parker. Il voulait monétiser rapidement le site, et refusa le départ pour Palo Alto, tout l’inverse de ce que voulait Zuckerberg. J’ai surtout l’impression que par son coté timoré et trop terre à terre, il passait à coté du projet. Au point de fragiliser sa position dans la société. Le film donne un doute sur les réelles motivations de son exclusion de Facebook. Est-ce parce qu’il a bloqué le compte alimentant Facebook, au risque de couler le réseau social? Ou le scandale du poulet (il faut voir le film pour comprendre ;) )? Ou la jalousie de Mark, concernant son intégration dans un club? Surement un mélange de tout ça. On ne peut que trouver sa situation au final pitoyable, entre tous ses efforts en vain, pour trouver des annonceurs, et une copine totalement folle.

Sean Parker donna la touche californienne. Fondateur de Napster, c’est un passionné, qui veut changer le monde. Pas étonnant que Mark Zuckerberg soit fasciné par le personnage. Mais tout cela se fait au détriment d’Eduardo. Sean allant même jusqu’à le mépriser et le rejeter. Cependant, c’est lui qui permet de mettre sur orbite Facebook, en trouvant des business angels.

C’est quand même fou, que des émotions, caractères, trahisons, puissent donner des décisions illogiques, mais géniales (ou moins)! Olivier Zara le remarquait.

Une idée simple mais brillante

On pourra toujours accuser Mark Zuckerberg d’avoir volé l’idée de Facebook aux frères Winklevoss, mais je pense que c’est assez exagéré. Après son exploit avec Facemash, au point d’atteindre 22 000 connexions, il est remarqué pour ses talents. C’est là qu’il est approché par les frères Winklevoss. Ils voulaient faire un site, HardvardConnection puis ConnectU, qui ressemble plus à un site de rencontre qu’à un réseau social, limité à Harvard (donc sans ambition). Et je pense que c’est le déclic pour Zuckerberg. Mettre la vie sociale universitaire sur le net. Tout simplement. Un concept universel! Les gens veulent retrouver leur amis, partager avec eux, se montrer, et trouver une reconnaissance. Comme le notait très bien Amélia sur @mélia online, Facebook comble les besoins sociaux (appartenances) et d’estime. En gros, il a pris une idée un peu basique, pour la transcender.

Le plus fabuleux, c’est de voir la transformation de cette idée, de manière concrète. Cette idée est arrivée au bon moment, au bon endroit. L’atmosphère à Harvard étant assez spéciale, ce n’est pas en France que l’on aurait vu ça. ;) Naissance à Harvard, mais croissance fulgurante dans la Silicon Valley. Ce qui n’a rien d’étonnant, tant les investisseurs sont présents, la mentalité est ouverte et adepte d’innovation. En même pas un an(2004), Facebook est passé de plusieurs milliers à plus d’un million de membres! D’une chambre du campus d’Harvard, à un bureau dans la Silicon Valley. De quoi fasciner par tant de réussite, en si peu de temps.

On peut tirer une leçon de tout ça : savoir s’entourer des bonnes personnes, et savoir bien enchainer les étapes, et surtout voir grand!

Au final, ce film fascine car il parle de quelque chose de familier, aussi bien parce que Facebook est omniprésent. Mais les histoires de trahisons, ambitions, déceptions, etc, sont partagées par tout à chacun. David Fincher signe un film à l’image de Facebook. Simple, percutant et à toute vitesse.

Qu’en pensez-vous?

Et je vous invite à lire « les 7 mensonges du film The Social Network«  et « The Social Network, la genèse de Facebook au cinéma »

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